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jeudi 21 mai 2020

Le blog le Palamède


Bonjour et bienvenue,
Le blog "Le Palamède" est dédié au jeu d'échecs qu'on qualifie parfois, à juste titre, de:  "jeu des rois et roi des jeux".
Le Palamède est le nom qui a été donné à une publication mensuelle sur les échecs qui a paru de 1836 à 1847 à Paris. Son tirage a atteint parfois les 300 exemplaires. Sa rédaction y transcrivait avec le plus grand soin les meilleures parties qui avaient été disputées récemment.
On doit ce tout premier périodique français sur les échecs à Charles de la Bourdonnais qui était le meilleur joueur de l'époque et à plusieurs autres passionnés d'échecs qui comme lui fréquentaient assidument le café de la Régence, le temple des échecs, pour y pousser du bois.
Le café de la Régence, qui malheureusement a disparu depuis, se situait à deux pas du jardin du Palais-Royal à Paris (sur l'actuelle place André Malraux). 
Initialement Palamède est le nom d'un héros légendaire de la mythologie grecque a qui on attribue plusieurs créations dont celle du noble jeu d'échecs lors du siège de la ville de Troie pour divertir les soldats. Bien plus tard, Palamède devint un chevalier de la table ronde qui se vit également attribuer la paternité de cette création.
Le présent blog s'avère représenter, bien entendu, une version résolument plus actuelle concernant l'activité inhérente à ce jeu et la culture échiquéenne.
Gérard Raffalli

vendredi 3 avril 2020

un haut lieu des échecs

Vers 1740, le café de la Régence devint une adresse pour les joueurs d’échecs parisiens qui auparavant se rencontraient au Café Procope dans la Rue de l'Ancienne-Comédie. 
La fréquentation était de qualité. On a pu rencontrer dans ce café Denis Diderot, Jean-Jacques Rousseau, François-André Danican Philidor, Napoléon Bonaparte ou Benjamin Franklin. Des maîtres d’échecs comme Kermur de Legal et plus tard Lionel Kieseritzky et Daniel Harrwitz le fréquentèrent assidument en tant que joueurs professionnels.
Denis Diderot en donne une description au début de son roman, Le Neveu de Rameau. 
Pendant la Révolution française, Maximilien de Robespierre y prit ses habitudes pendant les entractes du club des jacobins ce qui fit fuir bon nombre d'habitués.

jeudi 2 avril 2020

Stamma et l'art des finales

Philippe Stamma était champion officieux du « noble jeu », il se produisait à Londres au Slaughter's Coffee House dans St. Martin's Lane, l'équivalent anglais du Café de la Régence à Paris. Il était considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde. La réputation de Philippe Stamma tenait pour une large part à son recueil d'études intitulé Essai sur le jeu des echecs ou Les secrets des échecs (paru en 1737), qui fut traduit en anglais (1745) et en allemand (Breslau, 1784).
Ce livre, le premier à utiliser la notation algébrique, popularisa en Europe l'art des finales d'échecs, fort appréciées depuis des siècles au Moyen-Orient. L'ouvrage a été réédité au xxe siècle sous le titre « Cent positions désespérées ».